Quelques minutes en compagnie de Kanandjo suffisent à prendre la mesure d’un homme dont les racines sont à chercher du coté de la côte d’ivoire et du Cameroun.
Kanandjo, c’est d’abord une voix, des riffs de guitare, du rythme…
Ne pas connaître le douala, langue qu’il marie avec le français et l’anglais, ne signifie pas que le sens soit pour autant perdu.
Auteur, compositeur, interprète, plasticien, peintre, sculpteur, c’est un de ces êtres à vif dont l’art n’est là que pour crier qu’il est vivant, le gueuler à la face d’un monde de plus en plus moribond et hostile à l’homme.
Jouer, chanter, peindre, parce que jouer, c’est rester libre.Pour porter cette parole, il a cette façon bien à lui de mélanger des influences Afro, pop, rock, jazz, pour créer un univers sensible et acoustique, où la diversité culturelle dans laquelle il a toujours vécu prend enfin son sens. Il fait ses premières expositions et ses premières scènes à Paris, dans ce mouvement artistique alternatif appelé « Squart ». Quelques années plus tard, il rencontre Eric Ganter et tous deux décident de former le groupe « Macom » qui se produira dans différents lieux culturels de Paris, tels que la Flèche d’Or, le Paul Pi, le café-concert d’Avron... Pour des raisons personnelles, il décide de s’installer à Grenoble, et c’est dans cette ville qu’il poursuivra sa démarche créatrice.




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